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Dans un contexte où le cours de l’or grimpe et où les contrefaçons pullulent sur les marchés en ligne, savoir identifier un vrai lingot ou un bijou authentique devient une compétence précieuse. Que vous envisagiez d’acheter une bague vintage, de vendre un héritage familial ou simplement de vérifier la légitimité d’un objet trouvé dans un tiroir, cet article vous guide pas à pas à travers des méthodes accessibles, des pièges à éviter et les moments où l’expertise d’un professionnel s’impose.
En France, le poinçon officiel indique la teneur en or : 750 pour 18 K, 999 pour 24 K, 585 pour 14 K, etc. D’autres marques, comme le cercle de garantie ou le marquage du fabricant, complètent l’information.
Les poinçons se nichent généralement à l’intérieur du cercle de la bague, sur le fermoir d’un collier ou au dos d’un pendentif. Sur les pièces anciennes, ils peuvent être gravés à la base du médaillon ou même à l’intérieur du sertissage.
Les faussaires reproduisent parfois les poinçons avec une précision trompeuse. Un poinçon usé, partiellement effacé ou placé de façon incohérente avec le style de l’objet peut signaler une fraude. Ainsi, le poinçon constitue un premier indice, mais il ne suffit pas à garantir l’authenticité.
Principe : l’or est diamagnétique, il ne réagit pas aux champs magnétiques. Un aimant puissant (néodyme) placé près du bijou ne doit pas l’attirer.
Ce test élimine rapidement les pièces à base de fer, mais il ne différencie pas l’or massif du plaqué ou d’un alliage non magnétique (cuivre, argent).
Couleur : l’or massif possède une teinte chaude et uniforme. Un éclat jaunâtre trop pâle ou verdâtre peut trahir un plaqué.
Usure : les pièces plaquées révèlent souvent le métal sous-jacent au niveau des zones de frottement (bague, maillon). Un léger gris ou une teinte rosée indique un substrat différent.
Densité : l’or a une densité de 19,3 g/cm³. En comparant le poids à un objet de même taille en acier (densité ≈ 7,8 g/cm³), on remarque une différence notable. Un petit test de flottation dans de l’eau peut donner une indication grossière : l’or coule rapidement.
Frappez doucement le bijou contre un objet métallique dur (comme une cuillère en argent). Un son clair, prolongé et légèrement « chantant » est caractéristique de l’or. Un bruit sourd ou métallique indique souvent un alliage.
Des kits de test à l’acide (souvent vendus sous forme de gouttes de différents grades) permettent d’évaluer la pureté. Une petite goutte d’acide est appliquée sur une zone discrète du bijou ; la réaction (décoloration ou non) indique le carat.
Commencez par examiner le poinçon, effectuez le test de l’aimant et écoutez le son produit en le frappant doucement. Si le résultat reste ambigu, utilisez une goutte d’acide sur une zone discrète ou confiez-le à un bijoutier équipé d’un appareil XRF.
Pas nécessairement. Certains bijoux anciens ou artisanaux n’étaient pas obligés de porter un poinçon. Dans ce cas, les tests physiques (densité, son, acide) et l’examen visuel deviennent primordiaux.
Il est fiable pour éliminer les métaux ferromagnétiques, mais il ne différencie pas l’or massif du plaqué ou d’un alliage non magnétique. Il doit être combiné avec d’autres méthodes.
L’or 24 K est pur à 99,9 % (ou 24 carats). L’or 18 K contient 75 % d’or pur et 25 % d’autres métaux (copper, argent, nickel) qui renforcent la dureté. Le 24 K est plus mou et rarement utilisé pour les bijoux quotidiens.
Sa valeur réside surtout dans l’esthétique. Le métal sous-jacent (souvent du laiton ou du cuivre) a une valeur négligeable. Le plaqué peut être revendu à un prix très bas, voire récupéré pour le métal de base.
Le vinaigre (acide acétique) peut réagir avec certains métaux, mais il n’est pas assez puissant pour distinguer l’or du plaqué. L’eau, quant à elle, ne fournit aucune indication fiable.
Certains bijoutiers offrent un premier examen gratuit, surtout s’ils envisagent de vendre ou de réparer le bijou. Certaines associations de consommateurs proposent également des journées de dépistage sans frais.
Gardez à l’esprit que chaque méthode possède ses limites : le test visuel peut être trompé, le test à l’acide nécessite une manipulation prudente, et le test de l’aimant ne fait que filtrer certains métaux. En combinant plusieurs approches, vous augmentez considérablement la certitude de votre diagnostic.
En définitive, la prudence reste votre meilleur allié. Si le bijou possède une valeur sentimentale ou financière élevée, confiez-le à un expert certifié. Ainsi, vous protégez votre patrimoine tout en évitant les mauvaises surprises.